Le secteur aérien prospère malgré la crise sanitaire

Publié le 29 octobre 2020

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Toulouse, capitale du spatial et de l’aéronautique en France

Depuis le début de l’année, le trafic aérien s’est considérablement amoindri en raison de l’épidémie de Covid-19, du confinement et des mesures de restriction imposées aux populations. Une crise à laquelle n’a pas échappé Toulouse, qui abrite les sièges d’Airbus Group, du Centre National des Études Spatiales (CNES) et d’ATR ainsi que plusieurs sites de l’équipementier Latécoère, dans le quartier Périole et à Labège notamment.

Si des suppressions de postes sont à craindre et de nombreux plans de restructuration, force est de constater que les professionnels de la filière peuvent s’appuyer sur des données rassurantes pour prédire la croissance future : celle du nombre de passagers qui ne cesse d’augmenter au fil des ans.

Malgré les crises successives, les passagers aériens sont toujours plus nombreux

Le nombre de passagers va continuer d’augmenter

L’activité aérienne est intimement liée à l’actualité. En attestent les chocs pétroliers des années 1970, la guerre du Golfe, les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ou encore les épidémies précédentes telles que le SRAS en 2003, qui avaient eu un impact fort sur le nombre de vols et donc sur toute la filière.

Mais c’est sans compter sur le nombre de passagers aériens qui était de 108 millions environ dans les années 1960 et a atteint les 4,5 milliards en 2019. Selon les prévisionnistes, ce chiffre pourrait grimper à 8,2 milliards en 2037. La baisse du trafic aérien qui s’établit à près de 68 % en 2020 est donc historique et devrait nécessiter plusieurs mois pour retrouver son équilibre. Mais le secteur peut s’appuyer sur des bases solides qui font sa croissance depuis plusieurs décennies.

Le trafic et la croissance aéronautique portés par le dynamisme des villes

Parmi ces piliers, on peut noter l’urbanisation de la population à l’échelle mondiale. En 1950, environ 30 % des habitants vivaient en ville. Ce taux a atteint 55 % en 2018 et pourrait grimper à 64 % en 2038, selon l’ONU. Or, ce sont les villes qui sont au cœur du développement culturel, économique mais aussi aérien. Selon une étude menée par Airbus, 66 mégalopoles mondiales sont à l’origine de 60 % du trafic aérien. Actuellement, on dénombre environ 55 000 lignes aériennes dans le monde dont seules 10 % pourraient trouver une alternative grâce au train.

Le trafic aérien est en outre porté par des déplacements familiaux ou personnels, davantage que par le tourisme. Quant aux coûts des voyages qui peuvent représenter un frein, ils pourraient être supportés par davantage de passagers à l’avenir. Selon l’ONU, la classe moyenne mondiale devrait représenter 5,9 milliards d’individus dans une vingtaine d’années contre 3,9 milliards actuellement. En Chine, qui deviendra le premier marché aérien mondial en 2025, cette proportion passera de 2 milliards à 3,3 milliards.

Une bonne nouvelle pour l’économie à Toulouse, quatrième ville de France en nombre d’habitants, où le dynamisme est de mise grâce à un accroissement moyen de 1,1 % chaque année. Une tendance qui se poursuit malgré la baisse de la constructibilité excessive votée en 2019, qui vise notamment à préserver les espaces verts.

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